Cinéma

Pour incarner Jean-Luc Godard, Michel Hazanavicius n’avait pas seulement besoin d’un acteur mais aussi d’une caution pour éviter le rejet de son film.

C’est que le réalisateur de "Adieu au langage" est de la race des cinéastes clivants. Pour les uns, il est génial ; pour les autres, juste chiant. Certains lui vouent un culte et les gardiens de son temple font passer les rottweillers pour de gentils toutous. Quant aux autres, ils salivent à l’idée de se payer la tête de cet imposteur qui vit, comme un chanteur yé-yé, sur trois tubes des années 60.

Existait-il un acteur susceptible de séduire, de réunir les deux publics ? Non, à première vue, et pourtant...