Cinéma

Un démarrage pire que "Bambi". Planqué dans sa coquille, l’oisillon échappe à la mort avant même d’être né. Quand il en sort, notre moineau dit "Bonjour maman" à une cigogne qui l’adopte sur le champ. Mr Cigogne n’est pas ravi et il est bien content de le laisser au nid quand sonne l’heure de la migration. Ricky voudrait suivre sa famille en Afrique mais il n’a pas les ailes. Toutefois, with a little help from ses friends.

Y a-t-il un scénariste dans la salle, car il n’y en a pas dans le film pour traiter cette variation du "Vilain petit canard". Certes, on voit le tas de grosses ficelles mélodramatiques, mais personne ne s’est donné la peine de les démêler pour tisser un récit. Avec un moineau qui se prend pour une cigogne, une chouette qui a des hallucinations et une perruche qui rêve de chanter à Sanremo, on se dit qu’avant de se lancer dans l’aventure d’un long métrage d’animation, certains auraient dû régler leurs problèmes psychologiques. On sent qu’il y avait un rigolo dans la "nigthmare team" pour détendre l’atmosphère mais ses blagues connectées ont tendance à bugger.

Quel public cible ? On recommandera "Le voyage de Ricky" aux parents qui veulent initier leurs petits au mauvais goût, à la laideur, à toutes les formes de médiocrité : visuelle, sonore, scénaristique. En revanche, s’ils cherchent un excellent divertissement familial, on change de salle et on va voir "Pierre Lapin".


© DR
Réalisation : Toby Genkel. Scénario : Reza Memari… 1h25.