Cinéma

Après "Kolya", qui lui avait valu l’Oscar du meilleur film étranger en 1997, Jan Sverák retrouve de nouveau son père, le comédien et scénariste Zdenek Sverák. Ce dernier s’est d’ailleurs inspiré de sa vie pour dresser dans ces "Bouteilles consignées" le portrait de ce vieil homme, professeur de tchèque comme lui et qui, alors que la retraite approche, tente de redonner un sens à son existence. Un sens qu’il trouve grâce à son petit boulot dans un supermarché, où il s’occupe de la récupération des vidanges. Vif et plein d’humour, Josef se lie rapidement d’amitié avec les clients et embellit leur vie, allant jusqu’à se faire entremetteur s’il le faut, même si sa vie à lui reste compliquée, son mariage battant doucement de l’aile. Ce personnage d’éternel amoureux se promenant dans les rues d’une Prague en pleine mutation économique et sociale, toujours enfantin, alors qu’il a l’âge de la pension, confère à cette comédie douce-amère un petit parfum espiègle.

En bonus, un making of assez banal retrace toute l’aventure du film. On peut y voir néanmoins la bonne ambiance qui régnait sur le plateau, y ressentir une chaleur communicative qui fait de ce petit film l’une des plus jolies découvertes de 2008, par son humour loufoque irrésistible, par son optimisme poétique et son goût des autres. (H. H.) (Lumière)