Cinéma

Comment capter en un mot une génération, un humour, une décennie, un style de vacances? Bronzés ? Pas mal, même très près du but, mais il existe un mot qui ne veut rien dire mais ne laisse subsister aucune ambiguïté. Dadadirladada. Il suffit de le chanter, l'effet est immédiat. `Les Bronzés´, c'est comme une chanson d'été: mélodie cracra et efficace, repère nostalgique et historique. Comment cette adaptation cinématographique d'une pièce de café-théâtre, jouée par Blanc, Lhermitte, Jugnot, Balasko (tous inconnus), produite par l'oncle de Clavier et confiée à Patrice Leconte dont la filmo ne comportait qu'un film, un bide; comment `Les Bronzés´ est-il devenu plus qu'un succès, un film culte? C'est le documentaire, fourmillant d'anecdotes, qui constitue le coeur du disque bonus, sur lequel, on trouve encore un entretien avec Leconte, un karaoké des répliques, des archives Splendid dont une série de pubs potaches. Soit un traitement collector auquel il faut ajouter un livret en forme de super dossier de presse. Quant à l'explication, elle tient en un mot pour Leconte: contagieux. Les spectateurs furent touchés par le rire omniprésent à chaque étape du processus. Seul le Club Med n'a pas trouvé ça drôle. (F.Ds.) (Boomerang)

© La Libre Belgique 2002