Cinéma Le Centre du cinéma et de l’audiovisuel présente ce 31 mars son bilan annuel. L’occasion de faire le point sur le secteur côté francophone. Les professionnels ont des motifs de satisfaction. Et quelques préoccupations.

La ministre de la Culture, Alda Greoli (CDH), et Jeanne Brunfaut, directrice générale adjointe du Centre du cinéma et de l’audiovisuel (CCA) de la Fédération Wallonie-Bruxelles, présenteront ce vendredi 31 mars le bilan du secteur. A la veille de ce rendez-vous annuel, Jean-Yves Roubin, coprésident avec Joseph Rouschop de l’Union des producteurs de films francophones (UPFF) a dressé pour nous l’état des lieux du secteur, du point de vue des producteurs.

1. Un bilan positif.

Globalement, le secteur se porte bien. Le cinéma francophone belge a connu une belle année en 2016. Plusieurs films de réalisateurs belges ou coproduits en Belgique ont eu du succès dans les festivals. Dix films majoritaires ou à participation belge furent présents en 2016 dans les différentes sections du Festival de Cannes, dont "La fille inconnue" des frères Dardenne et "L’économie du couple" de Joachim Lafosse. "Moi, Daniel Blake", du Britannique Ken Loach, coproduit par les premiers, a remporté la Palme d’or. "C’est un fait reconnu : nous produisons de bons films; nous avons une bonne tenue à l’étranger; nos techniciens et comédiens sont reconnus", résume Jean-Yves Roubin. Lui-même a coproduit "Graves" de Julia Ducournau, présenté à Cannes et au Festival de Toronto et dont les débuts en salles ce mois de mars sont engageants.