Les papas du dimanche: les longues semaines

F.Ds Publié le - Mis à jour le

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Cinéma

Quinze ans mariage et le meilleur ami devient le meilleur ennemi. Antoine quitte brutalement la maison, maudit sa femme, mais c’est ne plus voir ses enfants qui lui fend le cœur. Un dimanche sur deux, cela rend les semaines tellement longues.

Il en est passé des films dans le projecteur depuis que les Kramer se déchiraient la garde du petit Billy. Des décennies plus tard, il est surprenant de voir le sujet revenir au centre même d’un film. D’autant que la situation est volontairement banale et que la dimension économique, les problèmes de logements, guère pris en ligne de compte.

Le point de vue est exclusivement celui du père et c’est plutôt du côté du ton que situe l’apport de Louis Becker. S’il n’entend pas traiter le sujet à la légère, il ne veut absolument pas en faire un drame et truffe le récit de scènes de comédie, dont un mémorable week-end peinture au fusil à eau. Le plus souvent, c’est Olivier Baroux, le meilleur ami, qui se charge d’alléger l’humeur du film et de son pote. Si bien qu’il lui arrive de voler des scènes à Thierry Neuvic, le papa d’un dimanche sur deux. Le partenaire de Cécile de France dans "Hereafter" trouve ici un premier rôle où il peut présenter une large gamme d’émotions, dont une intéressante mise en abîme lorsqu’il est contraint de "jouer" que tout va bien en présence de ses enfants. Il est toutefois confronté à un personnage un peu trop parfait, à l’écoute de ses enfants, sachant toujours quoi leur dire, un père et un adulte responsable.

Petit-fils de Jacques, fils de Jean; Louis Becker passe, à plus de 50 ans, de producteur à réalisateur d’un premier film qui lui tient à cœur, dans l’esprit du cinéma de papa.

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