Cinéma

Ce mercredi midi, c’est toute la profession qui était réunie à Bozar à Bruxelles pour la présentation des festivités qui entourent les 50 ans de soutien public au cinéma belge francophone (cf. ci-dessous). L’occasion de confronter des cinéastes de générations différentes, les frères Dardenne et Joachim Lafosse, à ces aides à la création cinématographique.

"Tout notre cinéma, dès nos documentaires avec les ateliers de production, a été développé grâce à l’aide publique, reconnaît Luc Dardenne. Seule la Commission finance les projets sur base de critères artistiques : le scénario, les acteurs, l’historique du cinéaste… A part le Centre du cinéma en France, qui a servi de modèle à la Commission, cela fonctionne la plupart du temps sur des critères qu’économiques… Le tax shelter, c’est bien, mais ce n’est pas cela qui créera un cinéma national. Il suffit de voir l’exemple de l’Irlande et des Pays-Bas…"

Le benjamin, Joachim Lafosse, défend lui aussi le principe de l’aide publique. "En Europe, je trouve que les producteurs avancent souvent masqués, oubliant de dire que les grands films européens que l’on voit en festivals se font la plupart du temps grâce à l’argent public. Que ce soit, pour moi par exemple, la Commission de sélection, mais aussi un diffuseur comme la RTBF ou même, d’une certaine façon, le tax shelter… On doit défendre ces politiques culturelles, qui sont garantes de diversité."

(...)