Cinéma

Il était une fois

dans l'oued *

Réalisation: Djamel Bensalah. Scénario: Djamel Bensalah & Gilles Laurent. Production: Sam Raimi. Production: Franck Chorot. Photographie: Pascal Gennesseaux. Montage: Jean-François Elie. Avec Julien Courbey, Sid Ahmed Agoumi, Marilou Berry... 1h33.

En prenant à rebours le principe d'intégration, Djamel Bensalah dresse le portrait caricatural de Johnny Leclerc, un Céfran pur jus qui se prend pour un Rebeu et se fait appeler Abdel Bachir. Le jeune homme pousse la mythomanie jusqu'à se glisser dans les bagages de la famille de son ami Yacine, et débarque avec eux au bled, à Alger...

Depuis «Le ciel, les oiseaux et ta mère» en 1999, Julien Courbey n'a pas changé, ni physiquement, ni dans son jeu. Il campe donc sans surprise ce brave gamin en mal d'identité et qui s'en construit une tout à fait farfelue. Si l'on est fort heureusement un cran au-dessus du calamiteux «Raid», en inversant les rôles, Bensalah recycle au passage une bonne dose de cliché sur les Arabes. Il serait faux d'affirmer qu'on ne sourit pas de temps en temps. Mais il serait tout aussi faux de croire que l'on rira à gorge déployée, malgré le renfort apporté par Atmen Kelif, Elie Semoun, Eric & Ramzy... C'est que la situation, originale, est finalement assez mal exploitée et la comédie un peu trop sage. (H.H.)

Boogeyman #

Réalisation: Stephen Kay. Scénario: Eric Kripke, Juliet Snowden & Stiles White. Production: Sam Raimi. Photographie: Bobby Bukowski. Musique: Joseph LoDuca. Montage: John Axelrad. Avec Barry Watson, Emily Deschanel... 1h29.

Sam Raimi ne sait plus quoi inventer pour effrayer le public américain. Après «Ring», il produit cette fois une énième version du Boogeyman, ce personnage inventé par les parents pour faire peur aux petits nenfants... Raimi ferait mieux de s'en retourner à la réalisation car une fois passée une scène d'intro dans la chambre d'un gamin à glacer le sang, on sombre dans la niaiserie la plus totale. Il est en effet difficile de transposer dans le monde adulte une terreur typiquement enfantine. D'autant que la réalisation bâclée ne réussit qu'à emmêler une intrigue de toute manière sans intérêt et vraiment bancale. (H.H.)

© La Libre Belgique 2005