Cinéma Il y a quatre ans, le réalisateur s’était engagé à aider la réalisatrice Amélie Van Elmbt. Il a tenu promesse.

Il n’est pas donné à n’importe qui d’être cité spontanément par un réalisateur de la stature de Martin Scorsese parmi les jeunes cinéastes à suivre. La Belge Amélie Van Elmbt eut cette chance lors d’un entretien que le New-Yorkais accorda au "Monde" en octobre 2015. Elle en parle presque gênée, mais avec émotion, aussi, tant cette marque de reconnaissance du réalisateur l’a touchée. "J’en fus la première surprise. C’est un ami qui m’a envoyé le lien vers l’article. Scorsese ne m’en avait rien dit." Parce que, oui, le réalisateur de "Taxi Driver" connaît cette Namuroise de 31 ans. Il a même coproduit son deuxième long métrage, "Drôle de père", qui a reçu le prix du Public et le prix de la Critique au dernier Festival du Film de Namur. "Drôle de père", qui est aussi produit par les Films du Fleuve, la société des frères Dardenne, conte comment un père (Thomas Blanchard) et sa fille Elsa, cinq ans, qui ne l’a jamais rencontré, vont s’apprivoiser trois jours durant. Elsa est jouée par Lina Doillon, la fille de la réalisatrice.

Un soutien déterminant

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