Cinéma

Orphelin surdoué, James Silva (Mark Whalberg) vit boulot, pense boulot, dort boulot. Agent de la CIA, il participe à une opération musclée contre une planque du FSB aux Etats-Unis, qui se termine dans un bain de sang par la mort de sept agents russes. Seize mois plus tard, on le retrouve aux côtés de la belle Alice (Lauren Cohan) en poste en Indocarr, pays corrompu du sud-est asiatique. Sa prochaine mission? Escorter un indic (Iko Uwais) qui, en échange d’une exfiltration aux Etats-Unis, leur révélera où se cache l’énorme quantité de Césium radioactif dérobée par des terroristes. Seulement 22 miles (30 km) séparent l’ambassade américaine de l’aéroport, mais la route s’annonce semée d’embûches...


Vingt-deux miles, qu’est-ce que c’est long pour les agents d’élite américains... C’est surtout long pour les spectateurs ! Découvert avec Very Bad Thing en 1998, Peter Berg n’est pas connu pour faire dans la dentelle. Cela se confirme… Retrouvant Mark Wahlberg pour la quatrième fois après Du sang et des larmes , Deepwater Horizon et Traque à Boston , le réalisateur poursuit dans sa veine de thrillers musclés au patriotisme dégoulinant. Il va ici jusqu’à magnifier le sacrifice des agents de la CIA (façon kamikaze) et justifier les pires exactions des services secrets américains, ou Intelligence Service comme on dit en VO. Sauf que d’intelligence, il n’en n’est jamais question dans ce film d’espionnage bas de plafond, qui se concentre uniquement sur l’action. Dans une succession de scènes totalement confuses, entre fusillades façon Hollywood et combats rapprochés façon arts martiaux (coproduction avec la Chine oblige).

Et s’il désigne évidemment la Russie comme le grand méchant, Mile 22 n’a par contre même pas le courage de situer son action, sinon dans un pays imaginaire digne de Tintin chez les Niakoués . Nauséeux…

Réalisation : Peter Berg. Scénario : Lea Carpenter & Graham Roland. Photographie : Jacques Jouffret. Musique : Jeff Russo. Avec Mark Wahlberg, Lauren Cohan, John Malkovich, Iko Uwais… 1 h 34.

© IPM