Nouveau départ pour Spidey

H. H. Publié le - Mis à jour le

Vidéo
Cinéma

Cinq ans seulement se sont écoulés depuis le dernier volet de la trilogie de Sam Raimi, et revoilà déjà Spider-Man. C’est qu’il fallait bien fêter le 50e anniversaire de l’Homme-araignée créé en 1962 par Stan Lee et Steve Ditko (*). Et l’on a droit à un reboot, principe classique des comics. "The Amazing Spider-Man" n’est donc pas "Spider-Man 4", mais un retour aux sources : nouveau départ, nouvelle histoire, nouveau réalisateur, nouvel acteur C’est le jeune Marc Webb (qui a fait ses classes au petit écran dans les séries "The Office" et "Lone Star" ou avec "(500) Days of Summer") qui s’y colle.

Les plus jeunes, qui ne connaissent ni la BD ni ses multiples adaptations, découvriront comment Peter Parker se transforme en Spider-Man, piqué par une araignée OGM, est séduit par la belle Gwen (Emma Stone) et enquête cette fois sur la disparition de ses parents, à laquelle est mêlé le Dr Connors (excellent Rhys Ifans). Un ancien collègue de son père qui se transformera bientôt en lézard, premier ennemi intime de Spidey.

Ce qui frappe dans cette nouvelle version, c’est son côté plus ado, avec une large part à l’action, mais aussi à l’humour. Sans surprises, le scénario se contente de réaménager les éléments fondateurs de la saga. Le résultat est un film moins sombre, plus manichéen, plus simpliste aussi, Mark Webb ne parvenant pas à imposer sa petite musique, comme avait réussi à le faire Sam Raimi.

S’il abuse sans doute un peu des effets spéciaux (il est vrai très impressionnants) au détriment de l’histoire et de la profondeur de son personnage, "The Amazing Spider-Man" reste cependant un blockbuster diablement efficace. Tandis qu’il bénéficie d’un excellent casting. Le choix d’Andrew Garfield est parfait. Découvert dans "Boy A", de John Crowley en 2007, révélé aux côtés de Jesse Eisenberg dans "The Social Network", de David Fincher en 2010, le jeune comédien campe un Peter Parker parfait en gamin déboussolé par sa transformation. Cette métaphore - à peine voilée des troubles de l’identité liés à l’adolescence - est le point central creusé par ce "Spider-Man", à mi-chemin entre teen-movie et film de superhéros

(*) On lira en page 44 de "La Libre" une évocation de 50 ans de Spider-Man.

Réalisation : Marc Webb. Scénario : James Vanderbilt, Alvin Sargent et Steve Kloves. Avec Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifans, Denis Leary, Martin Sheen 2 h 16.

Publicité clickBoxBanner