"Panique" sur tous les fronts

A.Lo. Publié le - Mis à jour le

Cinéma Le compte à rebours est lancé. Sur Le site du film, le décompte affichera ce 2 février qu’il reste 18 jours, avant l’ouverture du site officiel du film "Panique au Village". Ce lancement coïncidera avec la première grande sortie publique de Cow-Boy, Indien et Cheval au Festival Anima (lire ci-dessus), juste retour des choses puisque c’est le festival bruxellois qui révéla au public les réalisateurs Stéphane Aubier et Vincent Patar, il y a plus de quinze ans, déjà. Mais plusieurs étapes restent à franchir et d’autres s’annoncent.

L'étalonnage

Au moment où vous lisez ces lignes, cette étape essentielle est achevée. La semaine dernière, Stéphane Aubier et Vincent Patar avaient pris leurs quartiers chez ACE, studio de postproduction bruxellois (qui fête ses vingt ans d’existence), pour l’étalonnage du film. La lumière et le contraste d’un film doivent toujours être étalonnés. Il faut d’une part uniformiser l’image pour obtenir une continuité plastique à l’écran. On peut aussi renforcer certaines ambiances ou corriger des petites erreurs. Enfin, l’étalonnage est essentiel en ce sens qu’il permet de garantir un rendu à l’écran conforme aux intentions des réalisateurs et du chef opérateur.

Le mixage

Tous les bruitages, toutes les musiques et tous les sons ont été enregistrés. Il faut maintenant en parachever le mixage. Travail subtil sur lequel va œuvrer Franco Piscopo du studio Alea Jacta, vieux complice de Patar et Aubier (son nom était déjà au générique des "PicPic André Shoow"). Plus encore que dans un film en images réelles, le mixage apporte à un film d’animation du relief, de la texture.

Premières visions : le montage définitif s’est achevé fin décembre, début janvier. Des proches, des fans de la première heure, des journalistes (dont nous fûmes) et, bien sûr, les parties prenantes au film (distributeurs, vendeur international, coproducteurs) ont eu le privilège de le découvrir lors de diverses projections privées début janvier, destinées à tester l’impact du film. Verdict : plus que satisfaisant. Et un gros soulagement pour les deux réalisateurs et leurs producteurs : l’étape du montage fut empreinte de doutes et d’angoisses : "L’univers fonctionne-t-il pour ceux qui ne connaissent pas la série ? ", " Les fans en retrouveront-ils l’esprit ? ", " Les gags sont-ils bons ? ", " Est-ce bien rythmé ? " Oui, partout.

Premières sorties

Les caméras éteintes, Cow-Boy, Indien et Cheval partent maintenant, comme toutes les stars, en tournée promotionnelle. Le Salon du Cinéma de Paris, le 16 janvier dernier, a permis d’inaugurer une exposition des figurines et décors du film, mise en scène par Manu Demeulemeester, que l’on reverra dès le 20 février, au Festival Anima.

La promotion

Au même Salon du Film de Paris, le producteur exécutif Philippe Kauffman, le distributeur français du film Gebeka et la société de marketing Mercredi ont commencé à plancher sur la communication autour de "Panique au Village". C’est qu’il ne suffit pas de faire un bon film, il faut aussi le faire connaître au public et lui donner envie d’aller le voir ! Le vendeur international, Wild Bunch, commencera à en faire la publicité au marché du Festival de Berlin, du 5 au 15 février. "Panique au Village" sera aussi présent au 11e Cartoon Movie, à Lyon, début mars.

La bande dessinée

Les éditions Dupuis vont publier "Panique au Village" sous forme de bande dessinée. Stéphane Aubier et Vincent Patar finalisent un scénario qui sera illustré par Martin Saive, un jeune auteur. La BD sortira en même temps que le film, sans doute en juin.

Le prochain film

"Panique au Village" n’est même pas officiellement achevé que le tandem Patar-Aubier a déjà un nouveau projet de film dans l’objectif. Première pour eux, il ne s’agit pas d’une œuvre personnelle mais d’une offre qui leur a été faite par le producteur français Didier Brunner, grand promoteur du cinéma d’animation (on doit à sa société Les Armateurs "Les Triplettes de Belleville", les films de Michel Ocelot ou le prochain "Brendan le secret de Kells"). Il leur a proposé de coréaliser "Ernest et Célestine" avec Grégoire Sivan, d’après l’œuvre de Daniel Pennac. La Parti Production, instigatrice de "Panique", sera, naturellement, coproducteur du film.

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