Pourquoi les Belges lèchent-ils les vieux murs ?

F. Ds Publié le - Mis à jour le

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Cinéma

Pourquoi les Belges lèchent-ils les vieux murs ?

Parce qu’ils s’effritent ?

Coluche sort de ce film ! Nous voilà renvoyés 30 ans en arrière, au temps des blagues belges de Coluche et des comédies poussives de Claude Zidi.

Les scénaristes, emmenés par Dominique Farrugia, sont-ils d’indécrottables nostalgiques ou ont-ils forcé sur la Vedette, visiblement le sponsor du film ? On penche pour la deuxième possibilité. Il ne fallait pas avoir dessaoulé pour ne pas voir le bug - gros comme l’Atomium - qui empêche le scénario de fonctionner. Comment faire passer des anonymes pour des pipeules, sans passer par la carte "5 heures de maquillage" ou la carte "sosie" ?

En gros ou plutôt en gras - c’est l’esprit général -, Cassoulet (sobriquet du personnage principal, un Belge joué par François-Xavier Demaison, le brillant interprète de Coluche), vexé de ne pas avoir été engagé comme concierge d’un hôtel de la place Vendôme, décide de se venger en se faisant passer pour un prince de Belgique - modèle Laurent - à la fête d’anniversaire du prestigieux établissement. Il est encouragé par une "aigrefine" des palaces qui entend profiter de l’occasion pour subtiliser une parure de diamants mise à la disposition des princesses par les bijoutiers du quartier. Mais pour avoir une altesse crédible, belgement crédible, il faut former la Parisienne à l’accent, au vocabulaire, à l’esprit, aux institutions de notre royaume. C’est la meilleure partie du film, mais elle est courte, l’intrigue se prenant les pieds dans une arnaque à la "flaque 11".

Les acteurs essaient bien de rattraper la sauce - pickels -, mais les fournisseurs de la Cour ont dû poliment décliner. On s’est donc rabattu sur les doublures, Jean-Luc Couchard fait Poelvoorde et Charlie Dupont fait François Damiens, mais comme Yves Leterme fait Premier ministre.

Sur ce "Bienvenue chez les Belges", on n’a rien d’autre à déclarer.

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