Cinéma Par Dimitra Bouras

Kiss Kiss Bank Bank, un nom à retenir pour les amoureux des arts. On y trouve une quantité insoupçonnée de projets, tous plus intrigants les uns que les autres, qui attendent l’intérêt participatif de tout un chacun. Pour le plaisir de devenir mécène, même d’un montant minime, et voir, grâce à soi, un concert, un enregistrement, une pièce de théâtre, un film, etc., se réaliser. D’autant plus que la période se prête aux largesses.

Dans ce foisonnement d’esquisses, il y a une proposition que nous défendons plus particulièrement, il s’agit du film de Philippe Reypens, "Eliot". Le réalisateur de "L’Or des anges", "Un peu de fièvre" et "Le Songe" termine un cycle sur la naissance des vocations en abordant sa passion du cinéma. Comment un adolescent, pris dans les pièges de la vie, se voit devenir cinéaste pour répondre à ses angoisses et trouver un sens à son existence. Après avoir touché le monde de la création musicale puis celui de la photographie, ses autres affections, Philippe Reypens se penche sur l’excitation que donne le pouvoir de s’inventer des personnages et des vies, créer des univers palpables le temps d’un tournage. Être Dieu quelques semaines durant. Malheureusement, pour la plupart des réalisateurs, l’attente avant la concrétisation peut être telle qu’elle risque d’éroder le désir. Ne voulant pas chuter dans l’angoisse du vide, Philippe Reypens a préféré l’insouciance du fait accompli : tourner son film, aux moindres coûts si possible, et faire confiance aux amis et amoureux du cinéma pour le finaliser; montage, étalonnage, mixage son, et autres arrangements.

Plus que quelques étapes avant de pouvoir montrer son rêve sur écran, avec, au générique, peut-être votre nom.

http://www.kisskissbankbank.com/eliot