Cinéma Pauline Beugnies décide de commencer un travail photographique sur la jeunesse activiste en suivant plusieurs groupes de militants. C’est comme ça qu’elle se retrouve "embarquée" dans l’organisation de la première grosse manifestation du 25 janvier 2011.
"C’est la chance de ma vie. J’ai pu vivre le truc de l’intérieur car je les connaissais. Je n’étais pas une énième journaliste étrangère qui débarquait sur cette place Tahrir. J’étais là avant, je parlais la langue… J’ai peut-être manqué de recul sur le moment car je vivais cela avec eux. Mais c’est ce qui sert mon travail maintenant. Je me sens une responsabilité de raconter ce que je raconte", explique la jeune femme. Elle s’est liée d’amitié avec certains de ces jeunes, dont Soleyfa Sallam, présente ce samedi à Bruxelles.