Cinéma

Training noir, pompes rouges, cheveux blonds tombant sans entrave, pas de trace de maquillage; Sara Forestier ne se la joue pas glamour pour accompagner son premier film "M". Elle se veut nature, fait la bise, s’installe sur le grand divan du Théâtre de Namur qui accueille les interviews du Fiff.

Grand sourire et c’est parti comme on allume du bois très sec. Elle s’embrase instantanément. Cette flamme, elle scintillait avec le même éclat, la première fois qu’on l’a vue sur un écran, dans sa robe de marquise de "L’Esquive" de Kechiche. Elle était Lydia et elle éclairait tout le film avec une intensité extraordinaire. Elle était tellement vraie qu’on croyait qu’elle ne jouait pas, qu’elle était comme cela, que c’était sa vie, son environnement.

Pas du tout. A quinze ans, elle avait déjà tourné deux longs métrages et elle n’habitait même pas la banlieue. Le César du meilleur espoir féminin ne pouvait lui échapper. Mais surtout de grands metteurs l’ont tout de suite repérée. Dans la foulée, elle tourne avec Michel Deville ("Un fil à la patte" - 2005), Claude Lelouch ("Le Courage d’aimer" - 2005), Bertrand Blier ("Combien tu m’aimes ?" - 2005). Mais ce métier, elle veut l’apprendre au théâtre avec Florian Zeller, George Lavaudant, Hans-Peter Cloos.