Cinéma

Comment réinventer l’expérience de la salle de cinéma alors que se multiplient les écrans ? Comment encore capter l’attention pendant les publicités ou une conférence quand chacun manipule son smartphone ? Comment contrer la diffusion des contenus, que ce soit par le piratage ou des opérateurs mondialisés ? La solution, pour les uns, devait passer par le cinéma en relief. Pour les autres, par la diversification : aujourd’hui, on peut suivre en direct un opéra, un concert ou un match de foot dans la salle d’un complexe cinéma. Skemmi, start up bruxelloise, arrive elle avec une autre alternative : le cinéma interactif - qu'elle proposera au public de tester en avant-programme d'une séance du tout nouveau "Astérix : Le domaine des dieux", le mardi 2 décembre, à l'UGC De Brouckère à Bruxelles.

Skemmi est une spin-off de l'UCL, fondée en 2013 par Lionel Lawson. Cet ingénieur civil en informatique de 32 ans s'est fait une spécialité des interactions homme-machine. "Durant ma thèse de doctorat, j'ai développé un outil d'interaction" nous explique-t-il. Le principe de Skemmi est simple : "par le biais d'un jeu interactifs de foule en réalité-augmentée, le spectateur devient acteur du message". Cette idée est fondée sur un constat avéré de longue date, bien connu des groupes de rock ou mégastars se produisant dans le stade (et, avant eux, de certains dictateurs...) : "Le caractère d'un groupe dans certaine circonstance n'est pas le même que le caractère individuel des personnes le composants". La démarche de Lionel Lawson et de Skemmi n'est toutefois pas de manipuler une assistance, mais de lui faire partager une expérience ludique et collective. Laquelle, peut, aussi, servir à mieux ancrer un message.


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