Cinéma

Hong-Kong s’enorgueillit de posséder la plus haute tour du monde, 900 mètres, 220 étages, basse énergie selon le prospectus.

Les 96 premiers étages sont déjà en activité, les assurances attendent le rapport de l’expert pour inaugurer le reste. Six mois que Will Ford travaille d’arrache-pied, si on ose dire. Membre des troupes d’élite, il a perdu une jambe au cours d’une intervention. Depuis, il est passé dans le privé, s’est reconverti dans la sécurité des gratte-ciel. Il a aussi fondé une famille avec laquelle, il teste un appartement au 98e étage.

C’est bien là son problème, le propriétaire de la tour fait l’objet d’un chantage et pour le faire plier, les malfrats ont mis le feu au 96e. Will Ford est prêt à tout pour sauver sa femme et ses deux enfants. Prêt à tout et même à n’importe quoi, comme escalader une grue haute de 110 étages, par exemple.

Succédant à Schwarzenegger et à Stallone, Dwayne Johnson s’inscrit dans la tradition des héros à gros seins et gros bras qui viennent à bout de toutes les situations. Cela finit, d’ailleurs, par nuire au suspense. Les scénaristes sont alors forcés de faire toujours plus hénaurme à l’image des pectoraux du héros. Ou plus improbable comme ce palais des glaces high-tech que le proprio s’est fait construire dans la perle - qui donne son nom au gratte-ciel - dont l’unique raison d’être est la scène finale. Les acteurs incarnent des personnages à dimension unique : le héros, le méchant, le fourbe, l’épouse, le petit frère malade, la grande sœur courageuse.

De toute façon, ce sont les effets spéciaux qui font tout le boulot.


© IPM
Réalisation, scénario : Rawson Marshall Thurber. Avec Dwayne Johnson, Neve Campbell, Pablo Schreiber… 1h42.