Cinéma

C’est plutôt dans les pages sports qu’on s’attend trouver un entretien avec Stephan Streker, un des consultants "Diables rouges" de la RTBF. Mais il n’y a pas que le foot dans la vie, il y a aussi le cinéma. Et pendant des années, Stephan Streker a mangé de la pellicule - c’était avant le numérique - en tant que critique au Moustique. Et puis, un jour, il a traversé l’écran et s’est installé derrière la caméra. Il s'en explique :

"Je n’avais pas du tout l’ambition de devenir réalisateur car j’aimais ce que je faisais. Voir des films et de rencontrer les gens qui les font, c’est un métier extraordinaire. Mais il y a les hasards de la vie. Avec un pote, on avait envie de faire un film sur un boxeur qui boxe dans l’eau. L’idée était de montrer que sur un ring, c’est très difficile de respirer. On a fait cela sans rien, l’acteur est super. Et puis, la chance du débutant : le film remporte le prix Media 10/10 (NDR, Festival du Court métrage bien connu). Parmi les membres du jury, il y a un programmateur du festival de Clermont-Ferrand, le Cannes du court métrage. "Shadow boxing" est sélectionné à Clermont-Ferrand où il a été très vu. Grâce à cela, le film a beaucoup voyagé. J’ai rencontré un producteur Michael Goldberg qui cherchait des réalisateurs et on a tourné mon second court métrage "Mathilde, la femme de Pierre". Ensuite, j’ai fait un documentaire, puis mon premier long métrage "Michael Blanco" qui était le fruit du hasard et de la nécessité. Je suis fasciné par Los Angeles et un jour, je lis cette phrase dans un article : "voila qui va faire du bruit dans la communauté des 900.000 acteurs de Los Angeles". Vous imaginez, une ville comme Bruxelles avec rien que des acteurs ! Et j’ai tourné, sans scénario, un film sur le 900.000ème, le dernier, celui dont personne ne veut. Le premier, c’était Tom Cruise à l’époque. Après, j’ai eu un petit problème de santé et je me suis dit : on n’a qu’une vie, je vais me lancer. J’ai fait "Le monde nous appartient", mon premier vrai long métrage avec un scénario, avec des choses que j’aime et d’autres moins. Maintenant voilà "Noces", mon œuvre la plus aboutie".

On est surpris par votre sujet. Mais, n’êtes-vous pas surpris, vous-même ?