Cinéma

Désireux de se venger du mystérieux et très machiavélique Homme en noir (Matthew McConaughey), le Pistolero Roland Deschain (Idris Elba) erre comme une âme en peine dans un monde ressemblant à un far-west futuriste, à la recherche de la légendaire Tour Sombre. Tel est le pitch du film de Nikolaj Arcel qui sort le 16 août au cinéma.

Écrite à la base par Stephen King sur une période de quarante ans et inspirée par un poème de Robert Browning, Le chevalier Roland s’en vint à la Tour noire, cette œuvre compilant huit romans est incontestablement difficile à classer, car elle incorpore des éléments de la science-fiction, de la fantasy, de l’horreur et du western. Contre toute attente le réalisateur Nikolaj Arcel a réussi pourtant à transposer – ce qui n’était pas gagné d’avance – cet univers si complexe et si déconcertant imaginé par le King. Les prestations sans faille du duo Elba/McConaughey étant pour leur part… lumineuses !

Auteur inspiré de plus de 50 romans et 200 nouvelles dont la plupart ont été adaptés au cinéma ou à la télévision – Carrie, Shining, Christine, Dead zone, Misery, 22/11/63, etc. –, Stephen King est considéré comme le maître absolu du fantastique, le “Edgar Poe des temps modernes”. À bientôt 70 ans ( le 21 septembre prochain), force est de constater que l’homme aux 350 millions d’exemplaires vendus à travers le monde est loin d’avoir un pied dans la tombe !

Vous qui êtes un auteur prolixe, comment naissent vos idées ?


“Habituellement, les idées viennent quand je m’y attends le moins. Un élément extérieur déclenche quelque chose en moi et l’idée vient. Exemple : je me souviens d’un voyage en France. Je devais me rendre à un événement promotionnel. Comme le véhicule qui me transportait était monté sur des essieux très hauts, à un moment, je me suis retrouvé à côté d’un bus qui tournait à droite juste à côté de moi. Quand j’ai regardé par la fenêtre, j’ai vu un homme en train de lire un journal. Et là je me suis dit “ Et si au lieu d’être un homme seul, il s’agissait d’un couple ? Et si au lieu de lire le journal, l’homme était en train de trancher la gorge de la femme ? ”. Bref, en regardant ce type dans le bus, j’ai pu initier une histoire. Je ne savais pas ce que cela allait donner au final mais je me sentais déjà happé ! Écrire, c’est comme si on attrapait l’arrière d’un bus en roller, il n’y a plus qu’à se laisser guider.”

Certains écrivains ont besoin d’un décor, d’une ambiance. D’autres ont leurs petites habitudes ou doivent en passer par un petit cérémonial. Vous, vous avez développé une méthode pour écrire vos livres ?

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