Cinéma "50 nuances de gris" selon Jane Fonda, Diane Keaton, Mary Steenburgen et Candice Bergen.

Quatre amies. Il y a longtemps, très longtemps, elles ont formé leur petit club de lecture. Quatre amies et quatre profils : la divorcée, la veuve, la célibataire et la mariée depuis 40 ans. C’est le mois de la cougar, elle a apporté "Fifty Shades of Grey" à ses copines et cela leur fait plus d’effet que George Clooney.

On est un peu gêné d’être là. Où exactement ? Au niveau moins un du scénario, moins deux de la mise en scène, mois trois du cinéma. Vous imaginez le pire ? Eh bien c’est là, mais en pire car le niveau moins quatre de la grivoiserie est atteint.

La lumière, les décors, les répliques, tout sonne faux. Et les quatre héroïnes aussi, réduites à quatre clichés. Ceux-ci sont pourtant interprétés par quatre stars : Jane Fonda, Diane Keaton, Mary Steenburgen et Candice Bergen. Soit quatre merveilleuses actrices dont trois n’ont pas vieilli d’une décennie depuis longtemps. En fait, elles n’ont plus d’âge.

Jane Fonda, qui devrait en avoir 80, tient d’une extraterrestre. Il n’y a plus que les yeux qui bougent alors elle surjoue un texte lamentable. On voudrait tellement être ailleurs plutôt que d’entendre cela ou de voir Diane Keaton minauder comme si elle avait 16 ans. C’est insupportable. Tout le charme de Mary Steenburgen s’est noyé dans le botox, alors on préfère fermer les yeux, il reste au moins sa voix.

Seule Candice Bergen semble avoir accepté le passage du temps et dégage quelque chose d’humain dans ce "Fifty shades of bistouri" d’une rare vulgarité.


© IPM
Réalisation : Bill Holderman. Scénario : Bill Holderman, Erin Simms. Avec Diane Keaton, Jane Fonda, Candice Bergen, Mary Steenburgen, Don Johnson, Andy Garcia, Richard Dreyfuss… 1h 37