Cinéma C'est ce qu'on pourrait appeler à Cannes, le syndrome des marches, un film dont la seule justification de sa présence en compétition, est la renommée du tapis rouge.

L'an dernier, Thierry Frémaux et Pierre Lescure rêvaient de voir, côte à côte, une Palme d'or et l'oscar du meilleur acteur. On a vu monter Gus Van Sant et Matthew McConaughey, entourant Naomi Watts, l’équipe de "Sea of Trees". Cette année, Sean Penn, portant "el chapo" du réalisateur, profite du tapis, entre Charlize Theron et Javier Bardem, ce qui donne aux marches un piment people supplémentaire. Charlize, sa compagne au moment du tournage, ne l'est plus aujourd'hui. Comme "Sea of Trees", "The Last Face" est une daube. Mais pas une simple daube comme on en voit toutes les semaines. Une daube tellement pourrie qu'elle donne envie de gerber.

"The Last Face" n'est pas qu'un mauvais film, c'est un film dégueulasse. Sean Penn est amoureux de la belle Charlize, on le voit, il la filme comme une créature irréelle et tente de lui expliquer son point de vue à travers le personnage de Javier Bardem, un héroïque médecin du monde. Mais tourner la guerre au Liberia comme une pub Dior, c'est dégueulasse. Filmer des massacres d'enfants en Sierra Leone pour faire monter l’adrénaline, c'est odieux.

Et tartiner tout de cela au Hans Zimmer, ça met en colère.