Cinéma Un travailleur licencié de l’usine de Gosselies a visionné le film de Stéphane Brizé qui raconte la fermeture brutale d’une entreprise.

"Celui qui combat peut perdre mais celui qui ne combat pas a déjà perdu." Cette citation de Bertold Brecht qui ouvre le film "En guerre", de Stéphane Brizé, fait écho en Raymond Abis, travailleur licencié de Caterpillar Gosselies en décembre dernier, à la suite de la fermeture du site décidée par la multinationale américaine le 2 septembre 2016. "C’est la vérité car si l’on se résigne tout de suite, que l’on prend le chèque de sortie, on a perdu d’avance. A Caterpillar, on a quand même tenu presque un an, dans les négociations. Si l’on avait écouté certains travailleurs résignés, en trois mois, c’était fini", dit-il.

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