Cinéma

La majorité du public francophone et international a découvert Veerle Baetens sous les traits et les tatouages du personnage d’Elise, dans "Broken Circle Breakdown", de Felix van Groeningen. Le film, qui a représenté la Belgique aux oscars en 2014, a révélé cette native d’Anvers, forte d’une carrière de déjà quinze ans : le public flamand la connaissait pour ses rôles dans des séries très populaires comme "Flikken" ou "Sara". Charmante, souriante, drôle, avenante : Veerle Baetens ne se prend pas la tête en entretien. Elle répond sans fard et franchement, loi du ronron des entretiens-promos. Elle reste cette comédienne "d’un petit pays où peu de gens nous regardent", comme elle le confiait récemment à un mensuel français. Et ses nombreuses actualités - la sortie de "D’Ardennen" en Belgique, de "Un début prometteur" en France ou le tournage d’une nouvelle série qu’elle a coécrit - ne semblent pas du tout lui mettre la pression.

Robin Pront, le réalisateur de "D’Ardennen" nous a dit qu’il avait écrit le rôle de Sylvie pour vous.

C’est vrai ? Il ne me l’a pas dit. Ce qui s’est passé, c’est qu’il m’a fait lire une première version du scénario. J’ai adoré le récit, mais je trouvais qu’il manquait quelque chose dans le personnage de Sylvie pour rendre plus fort la tension entre les deux frères. Je me suis permis de le lui dire. Il n’a pas changé grand-chose, mais avec Jeroen Perceval, le coscénariste et comédien du film, ils ont donné un peu plus de profondeur au personnage et de clarté dans l’histoire. Il m’a semblé que le personnage ressortait mieux. Cela dit, je précise qu’il a très bien écrit ce personnage. Ce n’est pas si courant d’avoir des réalisateurs qui donnent autant de consistance et de profondeur psychologique à une femme. Dans beaucoup de cas, ce ne sont que des faire-valoir, un peu stéréotypés.

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