Cinéma

Brad (Will Ferrell), un beau-père modèle, était sur le point d’être définitivement adopté par les enfants de sa femme, quand, Dusty, le père biologique faisait sa réapparition, un bad boy sauvage et séduisant (Mark Wahlberg). Le combat de coqs pouvait commencer et le réalisateur Sean Anders parvenait à surprendre en injectant quelques idées déroutantes dans cette comédie familiale neu-neu.

Le succès étant au rendez-vous, la suite était inévitable. Mais comment faire pour relancer la tension alors que désormais, les deux font le père ? Eh bien, on rajoute des pères aux pères, des grands-pères donc, conformes aux modèles déposés. Alors le père de Brad est comme on s’y attend un papa poule très famille, trop mielleux. Et celui du bad boy, un vieux beau très viril, trop porté sur les blondes. C’est encore un père, Noël celui-là, qui offre l’occasion de réunir tout le monde dans un luxueux chalet à la montagne.

Sean Anders a tiré le gros lot en confiant le rôle du very bad grandpa à Mel Gibson. Mad Max savoure son plaisir en chasseur de poulettes, amateur d’armes, électeur de Donald Trump toujours prêt à montrer que c’est lui qui pisse le plus loin. Sean Anders avait, semble-t-il, un thème dans sa ligne de mire, la dégoulinante sensiblerie familiale américaine, mais sa charge est molle et ses gags peu inspirés manquent leur cible.

Le succès a fait fondre le mauvais esprit de Sean Andres. Il n’y a plus que les acteurs, Mel Gibson en particulier, pour empêcher cette comédie neuneu de basculer dans le gnangnan total.


© IPM
Réalisation : Sean Anders. Avec Will Ferrell, Mark Wahlberg, Mel Gibson, John Lithgow, Linda Cardellini… 1h38