Cinéma

Depuis 2001, le sud du pays dispose, à l’initiative du gouvernement wallon, d'un outil de soutien économique à des productions et des entreprises audiovisuelles  : le fonds Wallimage.

En ce début d’année, l’heure est donc au bilan pour les responsables de Wallimage.

Qu’apprend-on  ? Tout d’abord qu’il y a eu, en 2017, davantage de projets télévisuels – surtout des séries télé – soutenus (23) que de projets cinéma (20). Une tendance déjà observée en 2016. En tout, 43 projets ont ainsi été cofinancés pour un total de 5 864 000  €. “Néanmoins, relève Wallimage, l’investissement reste plus conséquent en cinéma (3,71 millions) qu’en télé (2,15 millions), soit une moyenne pondérée d’environ 180 000  € par projet de long métrage contre 90 000  € (la moitié  !) par projet télévisuel”.

Plus d’initiatives belges en télé

Côté télé, on se réjouira d’observer que les projets d’initiative belge ont la cote  : 18, contre 5 projets internationaux. Épinglons ainsi les saisons 2 des séries “En fait”, “Ennemi public” et “La trève” ou encore la saison 2 de la série d’animation “Luchien” ainsi que les séries documentaires “H.A.N. Hommes, animaux, nature” et “Les châteaux”. “Les succès tonitruants de ‘La trêve’et d’‘Ennemi public’ne sont pas pour rien dans le soudain attrait des professionnels belges pour ce type de productions”, commente-t-on chez Wallimage.

Au rayon cinéma, en revanche, ce sont des films tournés ou post-produits en Wallonie mais initiés dans des pays anglo-saxons ou en Scandinavie qui se taillent la plus grosse part du gâteau tandis que “les projets français très porteurs se font plus rares”, constate Wallimage. Qui se félicite du tournage “cet été en Wallonie de ‘Mandy’avec Nicolas Cage, qui a découvert les coins les plus sauvages de notre belle région au travers d’une aventure qui risque de laisser des traces” puisqu’il vient d’être sélectionné au festival américain de Sundance où il a fait l’ouverture de la section Midnight, réservée aux films de genre.

La Wallonie, “un partenaire fiable”

Une catégorie qui a eu le vent en poupe en 2017. “Les producteurs étrangers spécialisés dans ce créneau semblent avoir identifié la Wallonie comme un partenaire fiable dans un registre qu’on croyait plutôt réservé aux pays anglo-saxons”, pointe le fonds. Citons, désormais dans le line-up de Wallimage, “Sea Fever”, “The hole in the ground”, “Vivarium”, “La Chambre”, “Dreamland” et le polar noir “A good woman is hard to find”.

Enfin, l’animation demeure un pilier de Wallimage, avec, entre autres, deux longs métrages  : “Yakari” et “Vic le Viking”, mais aussi un nouveau “Panique au village”.

Plus que jamais Wallimage s’impose comme le référent en matière d’industrie audiovisuelle wallonne, avec, en un peu plus de 15 ans, 350 projets (ciné, télé, animation) soutenus pour un investissement global de près de 68 500 000  €. Au total, “286 projets ont été clôturés”, ce qui représente un “taux global de retombées vérifiées de 382  %, soit une projection de retombées régionales de plus de 265 millions injectés dans le secteur audiovisuel wallon!”, se félicite le fonds.