Cinéma Comédien de théâtre, Legrand est passé à la réalisation en 2013 avec un court métrage remarqué. Son premier long ausculte à nouveau la violence conjugale.

Quelques jours avant de triompher au palmarès de la Mostra de Venise en empochant deux prix, Xavier Legrand évoquait avec passion "Jusqu’à la garde", un film dur mais nécessaire pour prendre conscience, de l’intérieur, de la réalité de la violence conjugale. "Cette réalité sociale, qui me met en colère en tant que citoyen, est très difficile à traiter au cinéma", nous expliquait-il. "Pour construire cette histoire, j’ai regardé beaucoup de films et chaque fois, je m’interrogeais sur la place laissée au spectateur. Dans tous les films qui traitent de ce sujet, parfois très bien, le spectateur se construit une barrière de défense pour se protéger de cette violence. Je me suis dit que je devais trouver un autre moyen de parler de cette violence, en essayant de faire participer le spectateur à cette peur…"

Le film s’ouvre sur une scène quasi documentaire chez un juge. Avez-vous fait beaucoup de recherches sur ce sujet ?

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