Livres - BD

Dans un tout petit stand de la Foire du Livre, installé à côté du studio de La Première, Brice Depasse s'est déjà mis à écrire. Il n'a pas de temps à perdre : la veille, il a signé un contrat avec son éditeur, les éditions Lamiroy, pour écrire une nouvelle de 5000 mots qui sera corrigée en fin d'après-midi, envoyée chez l'imprimeur le lendemain, avant de revenir à la Foire du Livre pour les dédicaces. Le but : montrer tous les métiers du livre sur le temps très court que dure une Foire du Livre.

Le défi est donc de taille, mais rien qui ne puisse inquiéter le chroniqueur de la radio Nostalgie, qui raconte tous les jours des histoires sur des stars que nous connaissons tous, de Whitney Houston à Alain Bashung. « Chaque jour, j'écris quatre pages de texte, donc j'ai cette habitude d'écrire une histoire à partir de faits réels sur lesquels j'imagine souvent des dialogues pour que ça soit plus romancé », explique Brice Depasse. Des faits réels, en effet, puisque c'est une histoire vraie que le chroniqueur a choisi de raconter : celle de la rencontre de Dan Lacksman, du groupe Telex, avec les Beatles. Le titre de la nouvelle était donc tout trouvé : O-bla-di, O-bla-Dan.

Derrière ce défi proposé dans le cadre de la Foire du Livre de Bruxelles, un petit éditeur, les Éditions Lamiroy, qui depuis septembre, publient chaque semaine une nouvelle dans leur collection Opuscules. Des contraintes ? Il faut du suspense, et pas plus de 5000 mots. A l'arrivée, c'est un petit livre de moins de 50 grammes, « comme ça, on peut l'envoyer avec un seul timbre », nous explique Eric Lamiroy, qui travaille pour la maison d'édition. Le concept, novateur, a attiré de nombreux auteurs. Quant aux les lecteurs, ils peuvent s'abonner pour recevoir un livre chaque semaine.

Brice Depasse, lui s'est replongé dans l'écriture de sa nouvelle, très concentré malgré les micros de La Première qui résonnent dans Tour & Taxis, et les écoliers qui courent entre les stands. « D'habitude, j'écris avec de la musique pour me créer une bulle, mais là j'ai oublié mon casque… Je vais prendre mon visage très fermé pour ne pas être dérangé ! », glisse malicieusement le chroniqueur.