Livres - BD Les audiolivres font un tabac aux Etats-Unis. C’est un nouveau débouché pour les éditeurs. La tendance se dessine aussi en Belgique et en France, même s’il y a du retard. Les audiolivres sont aussi une nouvelle opportunité pour les comédiens. Dossier et interview.


Avant toute autre chose, commençons par mettre fin à une idée reçue : non, le livre audio (ou enregistré) ne s’adresse pas qu’aux personnes malvoyantes. Cela fait très longtemps que la littérature jeunesse s’exprime par ce biais et l’exercice de la lecture de textes à haute voix (théâtre, poésie, etc.) a aussi fait des années durant le bonheur des programmes radiodiffusés. Il s’agit peut-être de niches mais elles dépassent de très loin le périmètre dans lequel on a l’habitude de cantonner la lecture à voix haute enregistrée.

Et aujourd’hui, le genre connaît un nouveau développement. C’est même devenu un nouveau créneau pour les éditeurs. C’est particulièrement le cas aux Etats-Unis où les chiffres sont en plein boom depuis 2005-2006 grâce à l’avènement de nouvelles technologies. Figurez-vous que les éditeurs peuvent remercier les smartphones et autres tablettes numériques. Entre 2013 et 2014, les ventes de livres audio ont progressé de 27 % de l’autre côté de l’Atlantique. En 10 ans, le nombre de titres a explosé, passant de 3430 unités en 2004 à plus de 25 000 voici deux ans.

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