Livres - BD

C’est le grand jour. Charles-Constant va demander devant l’Église la main de Louise. L’aristocrate a adoubé une roturière. Tout le monde est rassemblé dans l’édifice. On n’attend plus que la future mariée… qui ne se présentera pas  ! Comme on ne va pas gâcher ce qui s’annonçait comme une splendide fête, ni le cocktail ni le dîner – 500 personnes quand même – ne sont annulés. Repérée par la Belge Luce Wilquin, qui publia deux de ses précédents ouvrages (« Les velléitaires » et « Polaroïds »), la Suissesse Laure Mi Hyun Croset (Séoul, 1973) sort, à Paris cette fois, “Le beau monde”. De son écriture ciselée, elle porte un regard sarcastique sur « la haute ».

Divisée en sept chapitres comme autant de sacrements, l’histoire se déroule de 15h à 3 heures du matin. Dans une langue châtiée, celle qui a étudié la littérature à Genève donne la parole, en style indirect, à certains invités. Qui dressent, subjectivement, le portrait de Louise. Qu’est-ce qu’on médit ! Quand on tourne la dernière page de ce livre particulièrement jouissif, on comprend que la future mariée ait pris la poudre d’escampette…

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