Livres - BD

L'auteur nous reçoit à Paris pour aborder son nouvel ouvrage "L’Oiseau, le goudron et l’extase".

Vous dites adorer Paris, sa lumière, son anonymat, sa possibilité de vous y promener seul. Y venez-vous souvent ?

Très souvent. J’y ai beaucoup d’amis qui viennent de partout, Italie, France, Amérique, Liban… Je me sens plus parisien qu’américain ou new-yorkais.

Pourquoi avoir choisi de vivre dans cet appartement chargé d’histoire ?

Honnêtement, j’ai de la chance ! Le propriétaire est un ami. Quand je suis arrivé en France - il y a longtemps ! - j’avais en tête tous les clichés des Américains, surtout ceux qui voulaient être écrivains. J’ai lu "Paris est une fête" quand j’étais très jeune, un peu trop, peut-être. Je me suis dit, je veux vivre comme cela, dans les cafés, avec les artistes. J’ai toujours aimé Hemingway. J’ai grandi dans la ville où il s’est suicidé, Ketchum, à côté de Sun Valley, dans l’Idaho.

Est-il vrai que comme Hemingway, vous vous êtes mis à fréquenter les bars et à fumer des gitanes ?

(...)