Livres - BD "Je suis né en 1981 à Lubumbashi, dans l'Est de la République Démocratique du Congo. Je vis à Gratz en Autriche depuis quelques mois. J'anime des ateliers d'écriture dans les prisons et diffuse la littérature congolaise en Europe lors de conférences ou dans des revues. En 2009, j'ai reçu la médaille d'or des Jeux de la Francophonie en littérature au Liban en 2009 avec le texte « La nuit ». En ce moment, je suis en train d'écrire un recueil de poésies et c'est l'un d'entre eux, « Requiem pour une ville morte » que j'ai choisi pour l'anthologie « Emergences » qui rassemble des écrits d'auteurs de la région des Grands Lacs. »

A propos de la création d'une plateforme culturelle dans la Région des Grands Lacs

C'est vraiment une initiative louable. La France, la Belgique et dans une certaine mesure le Canada apparaissent souvent comme le centre de la littérature francophone dans le monde et les autres pays demeurent périphériques. Moi, je pense qu'il y a beaucoup à jouer en essayant de publier en Afrique. Il y a une potentialité de fonder une maison d'édition à Lubumbashi parce que l'enseignement est de qualité. Souvent les opportunités se cantonnent à Kinshasa et au-delà il n'y a plus rien mais Lubumbashi fait exception. Sur le plan littéraire, c'est une ville qui pourrait être plus active.

Sa vision de la littérature

Dans mes textes, je pratique souvent l'accumulation. J'ai toujours voulu être saxophoniste mais cela n'a pas été possible parce que dans ma région, il n'y avait pas un seul café-jazz, pas une seule école de musique, pas un seul saxophone... alors je me suis retrouvé avec mes mots. Quand j'écris, je travaille avec les mots comme des notes, comme si c'était une partition. L'écriture est une façon de dire le monde. Un texte, c'est polyphonique, il y a plusieurs sens, plusieurs messages.