Livres - BD

Au fil des ans, nous eûmes le plaisir d’exprimer notre admiration pour des livres de Marc Lambron, accordant nos préférences à "L’Œil du silence" que couronna le Femina en 1993, qui ressuscite le fantôme de la photographe et intrépide correspondante de guerre américaine Lee Miller, à la beauté de déesse antique (et, apprend-on, qu’eut pu incarner Sharon Stone en 1997); nos préférences, non moins, à "Etrangers dans la nuit" où, au cœur des sixties, nous sommes entraînés de Rome à New York, de Paris au Vietnam; roman déchirant qui aurait mille fois mérité la palme du Goncourt en 2001. A ces deux titres à (re) découvrir si vous ne les avez lus, associons dans notre enthousiasme les trois volumes intitulés "Carnet de bal", parus en 1992, 2003 et 2001: d’étincelantes chroniques, littérairement dignes de Cocteau, de Paul Morand, ou du Michel Déon de "Lettres de château". Dans lesdits carnets, Marc Lambron nous trace de pénétrants portraits de Kate Moss ou Richard Avedon, de Romy Schneider ou Julien Gracq, d’Arielle Dombasle ou de David Bowie, de Jean-Edern Hallier ou de Sophie Marceau : avec bonheur l’on s’y baigne.