L’art invisible de la traduction

ABONNÉSAlexis Maroy Publié le - Mis à jour le

Livres - BD Les retraductions enrichissent notre connaissance des auteurs du monde entier. Mais est-ce vraiment un progrès ?


Traduire, revoir et corriger, retraduire, moderniser, dépoussiérer. Qu’il s’agisse du "Club des cinq" ou de Dostoïevski, toucher aux classiques peut mener à des fortunes diverses.

On peut s’offusquer de la disparition du passé simple dans les nouvelles éditions de la série de la Bibliothèque rose, mais ce rajeunissement, réussi ou non, dénote une nécessité de reconstruire en permanence la rencontre entre une œuvre étrangère et son public francophone. Si le Dostoïevski d’André Markowicz ne fait pas l’unanimité, tant le traducteur veut rendre justice aux aspérités de sa langue, il a le mérite de faire entendre une voix tue dans les anciennes versions, plus lisses.

L’apport de ces retraductions fait dire à certains, au fil des salons et rentrées littéraires, que la traduction se bonifie avec l’âge, progressant vers un temps où seront enfin compris les plus grands mystères de la littérature étrangère, de Joyce à Pouchkine.

Un article à découvrir dans notre "Sélection LaLibre.be" (à partir de 4,83 euros par mois).