Livres - BD "Instantanés d’Ambre" concentre la délicatesse et l’intensité de l’écriture de Yôko Ogawa. Deux huis clos avec vue sur les âges de l’imaginaire.

"En tant que conteuse, je suis plus attirée par les personnages et les situations contraintes. La création de la fiction commence par là : un humain qui doit composer avec des limites. Je commence par tracer les contours, le cadre, et y fais vivre les personnages."

Début avril, à l’occasion de la sortie en français d’"Instantanés d’Ambre", la grande autrice japonaise Yôko Ogawa faisait escale - pour la première fois - à Bruxelles, et rencontrait son public à Passa Porta. Paru au Japon en 2015, et livré pour la version française à la talentueuse Rose-Marie Makino-Fayolle, ce nouvel opus est composé de onze chapitres, chacun s’ouvrant sur une scène au présent pour revenir vers le passé, l’enfance.

L’écriture ciselée de Yôko Ogawa, qui a fait son succès tant dans ses textes courts que dans ses plus amples récits, se déploie ici plus singulière que jamais, dans un style qui célèbre avec modestie les noces du mystère et de l’ordinaire, de l’insolite et du familier. Où l’étrange s’immisce dans le réel au point de brouiller les repères, et sans pourtant abolir la clarté.

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