Livres - BD Le Nobel 2006 livre un merveilleux opus sur la vie d’un humble marchand de boza. Par là, il retrace la mutation d’Istanbul et de la Turquie depuis 40 ans.

Orhan Pamuk est un des très rares écrivains dont les meilleurs romans ont été écrits après l’octroi de son prix Nobel, pour lui en 2006, à 54 ans seulement. Ce fut le cas en 2011 avec le magnifique "Musée de l’Innocence", grand roman de 700 pages sur l’amour fou et qui devint ensuite un vrai "Musée de l’Innocence" à Istanbul.

C’est à nouveau le même plaisir avec "Cette chose étrange en moi", gros roman à nouveau de 660 pages, absolument formidable. Il faut s’y plonger comme dans un voyage au long cours et admirer le don de conteur de Pamuk et son talent à combiner des micro-histoires avec un "roman panoramique" comme disait Tolstoï. A travers cette histoire, il éclaire l’évolution d’Istanbul et de toute la Turquie de 1969 à 2012.