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Le 4 mai 1953, Ernest Hemingway (1899-1961) recevait le prix Pulitzer pour "Le vieil homme et la mer". Le 4 mai 2017, arrivait sur les étals des libraires la nouvelle traduction française de ce roman, le plus célèbre de son auteur. Elle est due à Philippe Jaworski, à qui l’on doit aussi de nouvelles traductions de Francis Scott Fiztgerald et de Jack London notamment. L’occasion de (re)découvrir ce texte, dans une démarche plus fidèle à l’original que celle qui a présidé au travail de l’Académicien Jean Dutourd, qui date de 1952.

Ceux qui ont lu "Le vieil homme et la mer" jusqu’ici, qu’ont-ils raté de la plume d’Hemingway ?

En toute modestie, je vous dirais à peu près l’essentiel. Dutourd raconte à sa façon l’histoire en en faisant un récit réaliste. Cela devient une banale histoire de pêche - ce que c’était à la base puisque Hemingway est parti d’un fait divers -, quand l’aventure de Santiago est transformée en épopée, en rituel profane par la langue et le style d’Hemingway. Ceux-ci ne sont absolument pas perceptibles dans la traduction de Dutourd. Au début de sa carrière, Hemingway s’est forgé une manière de décrire, d’évoquer, de faire sentir qui n’appartient qu’à lui.