Livres - BD Le (très) cultivé auteur de "Eva" nous livre des pages autobiographiques. Vertiges.

Alors qu’il publie, chez Stock aussi, "Les violettes de l’avenue Foch" (recueil d’articles, d’entretiens et de préfaces sur lequel nous reviendrons prochainement), c’est à un vers de Nerval, "Les grands arbres aux rameaux noirs", que Simon Liberati emprunte le titre de son nouvel opus autobiographique. Dans "Les rameaux noirs", l’auteur de "Jayne Mansfield 1967", que couronna le prix Femina 2011, ne fait pratiquement aucune allusion à l’actualité politique, sociale, voire culturelle.

Deux ans après l’émouvant "Eva" - où il relate sa rencontre et son mariage avec l’actrice et réalisatrice Eva Ionesco -, l’écrivain, journaliste et peintre (né à Paris le 12 mai 1960) dévoile une autre part de son "roman familial", s’attachant largement à célébrer son père, le poète André Liberati, dont en 1958 Aragon édita un trouble récit, "Vieux Capitaine"; il appartint au groupe surréaliste de l’après-Seconde Guerre d’où il se verra exclu après sa conversion en 1965 au catholicisme (péché mortel aux yeux d’André Breton), ce qui lui valut d’être traité par Jean Schuster de "Judas de l’athéisme".