Livres - BD

Des corps gisent par terre, la pièce empeste les œufs pourris. Une tuerie vient d’avoir lieu dans une école de la banlieue chic de Stockholm. Rien à voir avec celles dont l’écho nous parvient, hélas un peu trop régulièrement, des Etats-Unis. Un crime a été perpétré et une coupable désignée : Maria Norberg dite Maja, "qui a survécu, exception à la règle qui veut que les fusillades en milieu scolaire finissent par la mort de l’assaillant". En quelques lignes, le décor est planté. Deux pages à peine. Les premières des 500 de "Rien de plus grand", le quatrième roman et le deuxième traduit en français de la Suédoise établie à Bruxelles Malin Persson Giolito.

Neuf mois après les faits, Maja assiste, dans le plus grand tribunal de Suède, à son procès. Elle raconte, à la première personne, les jours et les semaines de débats. Pourtant "Rien de plus grand" n’a rien d’un compte rendu de procès. Maja est une adolescente de 18 ans, "en âge de voter et de boire de l’alcool dans un bar", qui se trouve aussi être celui de la charnière entre l’âge adulte et l’enfance. Elle semble dépassée par ce qui lui arrive. "Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Soit on est innocent tout du long, soit depuis le début on a commis le crime dont on est accusé", s’indigne-t-elle.

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