Livres - BD

Le grand philosophe publie un petit livre-manifeste « C’était mieux avant ! », fustigeant les nostalgiques pessimistes.

Il rappelle que jamais l’humanité n’a été aussi bien, mais que cet équilibre est fragile et menacé par ces Ronchons.

Michel Serres a quelque chose de magique, une forme de gai savoir qui fait de toute rencontre avec ce philosophe et écrivain un moment qui rend plus intelligent et plus optimiste sur l’homme. On se souvient du triomphe public qu’a connu son livre "Petite Poucette", sur la révolution numérique.

Michel Serres, membre de l’Académie française, professeur à Stanford aux Etats-Unis, est un arpenteur de tous les savoirs, un créateur de concepts féconds. Il applique son propre adage qui veut que penser, c’est créer du nouveau. Il a l’art d’analyser nos sociétés de manière originale.

A 87 ans, il porte toujours cet optimisme de l’intelligence, nourri par sa double formation de scientifique et de philosophe.

Il vient de publier un manifeste à 5 euros, « C’était mieux avant !» aussi rapide et agréable à lire que plein d’énergie positive. Il s’en prend dans cet essai aux « Grand-Papas Ronchons » qui pullulent autour de nous et ne cessent de dire que c’était mieux avant et qui bloquent l’avenir aux « Petites Poucettes », ces jeunes qui maîtrisent les nouvelles technologies et qui sont notre avenir plus que les « Ronchons ».

Il démontre que les humains n’ont jamais eu une aussi longue espérance de vie, que jamais les maladies n’ont été à ce point vaincues, qu’on meurt plus d’obésité dans le monde que de faim, que les morts violentes par le terrorisme et la guerre n’ont jamais été aussi peu nombreuses contrairement à ce qui est seriné par les Ronchons. On meurt bien plus de la cigarette que de Daech. Il raconte comment dans son enfance la vie était bien plus rude et qu’on supportait en plus Franco, Hitler, Staline.

Pourquoi parle-t-on alors tout le temps de déclin et d’un monde moins bien qu’avant, dans la presse, chez les politiciens?

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