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"Le sport, c’est la guerre", chantait Renaud à l’époque de Madame Thatcher. Comment s’y tromper, en un temps où toutes les grandes puissances dignes de ce nom - jusqu’aux micro-Etats du Golfe - veillent à se doter d’équipes de football parées pour toutes les batailles ? De là, peut-être, cette nouvelle aristocratie de joueurs mercenaires, dont on préfère croire que c’est la société, comme toujours, qui les corrompt. L’on peut regretter en effet que la souveraine beauté du geste ne soit plus assortie de la frugalité d’antan.