Livres - BD Le petit-neveu de « l'Aviateur » embarque sur un porter-conteneur qui rallie Le Havre à Buenos Aires, histoire d'aller disperser les cendres de son grand-oncle disparu à plus de 100 ans dans le Rio de la Plata. Un quatrième roman désopilant de Daniel Fohr.

S'il veut hériter de son grand-oncle surnommé « l'Aviateur », le personnage principal de « Retour à Buenos Aires » se doit d'aller disperser les cendres de ce dernier, décédé à plus de 100 ans, dans le Rio de la Plata, après une traversée Le Havre-Buenos Aires. Un voyage qu'aurait dû effectuer, presque 100 ans plus tôt, « l'Aviateur », s'il n'avait été éconduit par sa fiancée. Bibliothécaire, le petit-neveu embarque donc, avec la fameuse urne, sur un porte-conteneurs, pour 24 jours de traversée. A priori, il ne se passe pas grand-chose sur ce type de bateau, mais ce serait sans compter sur la plume imaginative, vivante et pleine d'humour du Français Daniel Fohr, ancien publicitaire de 62 ans, qui signe là son quatrième roman. Et puis, une intrigue habite les 222 pages de ce livre dépaysant : pourquoi « l'Aviateur » a-il été éconduit  ?

D'emblée, on a envie de savoir : avez-vous effectué cette traversée ?

Oui, pour pouvoir raconter cette histoire-là, j'avais besoin de faire ce voyage. Je l'ai effectué en février 2017. C'est un voyage qui dure 24 jours. A titre personnel, je peux imaginer beaucoup de choses, mais j'ai quand même toujours besoin d'avoir une base concrète, même si c'est pour en faire émerger une vérité d'une tout autre nature. Il y a des gestes, des façons d'être, qu'on ne peut pas inventer.

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