Livres - BD

On ne présente plus Marc Levy, l’écrivain français le plus lu dans le monde qui caracole en tête des ventes depuis des années, fort de ses 27 millions d’exemplaires vendus traduits en quarante-cinq langues. Avec son quatorzième roman, "Un sentiment plus fort que la peur" - qui est le courage et non pas l’amour -, il redonne vie au personnage d’Andrew Stilman, le reporter du New York Times de son roman précédent, "Si c’était à refaire".

La première scène est vertigineuse : une jeune femme, Suzie Baker, découvre dans la carcasse d’un avion échoué au fond d’une crevasse au mont Blanc un document précieux. Ces papiers pourraient rétablir la vérité sur le passé de sa grand-mère disparue, accusée de haute trahison. Plus tard, elle rencontre le journaliste Andrew Stilman dans une bibliothèque new-yorkaise et lui confie l’objet de ses recherches. Le reporter au nez fin décide de mener l’enquête et découvre qu’au-delà de la femme de sénateur américain accusée d’avoir transmis des informations à l’URSS en pleine guerre froide, des personnes tentent d’effacer les traces d’une affaire d’importance planétaire. Lorsque différentes agences des services secrets traquent le duo qui commence à craindre pour sa vie, les rebondissements s’enchaînent. On ne dira rien de ce secret qui fait tout le sel de ce roman d’espionnage plein de suspense mais il y a là un sujet passionnant qui aurait pu être développé bien plus encore.

Malgré les bons sentiments, quelques dialogues banals (mais réalistes) et ce petit goût de trop peu, Marc Levy livre de son écriture fluide une histoire habilement menée où la manipulation règne - les mensonges ne viennent pas toujours des personnes que l’on soupçonne et la fin réserve une grande surprise. Un roman à lire un dimanche d’hiver.

Un sentiment plus fort que la peur Marc Levy Robert Laffont 440 pp., env. 21 €