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Architecture | Livres
Le meilleur de l’architecture
Guy Duplat
Mis en ligne le 20/06/2009
Chaque année, les éditions Taschen et leur auteur spécialisé en architecture, Philip Jodidio, publient un numéro d’"Architecture now !" avec une sélection des meilleures architectures nouvelles, une sorte de palmarès des architectes.
On y retrouve beaucoup de Japonais et d’Américains. Il y a les stars comme Herzog & de Meuron pour leur stade en nid d’oiseau de Pékin, mais aussi la magnifique Caixa de Madrid, nouveau haut lieu muséal. Renzo Piano est célébré pour son building à Manhattan pour le "New York Times" . Les JO de Pékin sont là encore avec la piscine "Watercube" et le beau bâtiment "digital" de Pei-Zhu. On a la joie de retrouver aussi Peter Zumthor dont nous avons longuement parlé déjà pour le musée diocésain de Cologne, et l’incroyable chapelle St-Niklaus près de Bonn, perdue au milieu des champs.
A Pékin, toujours, Philip Jodidio a repéré le très belge Ullens Center for Contemporary Art de Jean-Michel Wilmotte. L’agence Sanaa est félicitée pour le New Museum of Contemporary Art à Manhattan sur Bowery. Et à Tallin en Estonie, le beau musée Kumu de Pekka Vappavuori ne lui a pas échappé.
Mais une des caractéristiques d’"Architecture now !" est de sortir des sentiers habituels de l’architecture. Ainsi le seul Belge repris n’est pas un architecte, mais un autodidacte: c’est Arne Quinze dont on connait les étonnantes structures de bois qu’il a construites avenue de la Toison d’or à Bruxelles et devant le Parlement flamand. Il est célébré ici pour une structure aussi folle bâtie aux Etats-Unis, dans le "black rock desert". L’artiste chinois Ai Weiwei de même est pointé pour sa tour de portes anciennes à la dernière Documenta et Olafur Eliasson pour ses chutes d’eau à Brooklyn. Le photographe espagnol Dionisio Gonzalez est cité pour ses montages sidérants sur les favelas. On est aussi heureux de retrouver les œuvres du Japonais Terunobu Fujimori qui bâtit des maisons de thé perchées dans les arbres au milieu des cerisiers en fleurs. Retrouver à quelques pages d’intervalle la mégalomaniaque Crystal Island de Foster pour Moscou et cette architecture microscopique montre bien le grand écart qui peut heureusement exister entre les projets repris.
Taschen publie aussi le premier volume d’une édition monumentale de toute l’œuvre de Frank Lloyd Wright (1867-1959) à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort. Les trois volumes grand format présenteront l’intégralité des 1 100 créations de Wright, qu’elles aient effectivement été réalisées ou qu’elles soient restées à l’état de projet. Le premier volume qui vient de sortir couvre les années d’après-guerre et la période de "l’architecture vivante".
Frank Lloyd Wright est l’un des pères de l’architecture moderne qui a contribué à travers son travail à définir les grandes lignes de la modernité. Un demi-siècle après sa mort, l’œuvre qui avait profondément marqué son époque demeure aujourd’hui toujours aussi essentielle. C’est l’œuvre de la maturité, celle de ses dernières années, qui fait l’objet de cette monographie qui comprend toutes les créations de cette période, même celles qui n’ont jamais vu le jour.
Grâce à un accès illimité aux Archives Frank Lloyd Wright de Taliesin, en Arizona, cette étude offre un rare panorama de l’œuvre. On y découvre entre autres les dessins qu’il avait réalisés pour la maison de Marylin Monroe et Henry Miller, demeurée à l’état de projet.
"Architecture now ! 6" par Philip Jodidio chez Taschen, env. 25 €.
"Frank Lloyd Wright, Complete Works 1943-1959", env. 120 €.
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