Médias/Télé

Nouveau site Internet, nouveau directeur photo, nouvelle direction, nouveau comité de rédaction, nouvelle rédaction en chef, nouveaux graphistes,… Le quatrième numéro du mook belge "24h01" fait peau neuve. Créé en 2013 grâce à une équipe de bénévoles (journalistes, illustrateurs, photographes ou auteurs de BD), la petite sœur belge de la "Revue XXI" a subi un véritable "relooking graphique", assure Quentin Jardon.

Nouvellement nommé à la tête de l’édition - suite au départ de la rédactrice en chef Nathalie Cobbaut - le journaliste fraîchement diplômé conservera "l’esprit de base de la revue", assure-t-il. Désormais appuyé par un nouveau comité éditorial composé de professionnels reconnus et d’un nouveau directeur photo (le photojournaliste Roger Job), "24h01" "va repousser les limites du papier, aller plus loin dans la mise en page et faire preuve de davantage d’audace", poursuit Quentin Jardon.

Pourquoi pas envahir la France ?

Au menu de ce nouveau numéro : "24 sujets", dont des reportages sur les stages de mort en Corée du Sud, la drague sur smartphone, la prolifération des trappistes américaines (s’inspirant du savoir-faire belge), les concours de chants de coqs wallons. "On a conservé le même type de sujets : 40 % de thématiques internationales pour 60 % de sujets belges mais on a été plus exigeants."

Avec quarante contributeurs en moyenne - "tous rémunérés depuis le deuxième numéro", insiste le nouveau rédacteur en chef - la publication a pu compter sur la participation de Bruno Coppens, Alex Vizorek, Ariane Le Fort et Stefan Liberski.

Lue principalement par un public âgé entre 20 et 45 ans, issu d’une catégorie socioprofessionnelle privilégiée, habitant Bruxelles ou le Brabant wallon, mais aussi Namur et Liège, la revue au long cours possède peu d’abonnés : l’essentiel de ses ventes se réalise au numéro (80 %). "C’est un produit que les gens demandent encore beaucoup à voir avant d’acheter."

Objectif ? Vendre les 4 000 exemplaires imprimés, atteindre l’équilibre financier fin 2015 (5 500 exemplaires), devenir trimestriel dès 2016, investir le marché français ("Pourquoi pas ?") et enfin, réapprivoiser "un public que l’on a peut-être perdu".

Re-séduire d’abord

Lors de son lancement fin 2013, la revue a déçu une partie de son public en raison notamment d’une qualité graphique et narrative très en deçà de "La revue XXI" dont elle s’inspire (par ailleurs achetée par 3 500 Belges). Vendu à 3800 exemplaires, "24h01" a dès lors enregistré une baisse significative de ses ventes. "On remonte doucement depuis le troisième numéro, reprend Quentin Jardon. Le premier numéro était très expérimental. Le lancement de ce premier mook belge, très médiatisé, a généré beaucoup d’attentes. Il aurait peut-être fallu être plus indulgent face à un projet comme celui-là dans un marché belge aussi étroit et avec un budget aussi limité : 15 000 euros de subsides et 15 000 euros de crowdfunfing. Aujourd’hui, on s’est beaucoup amélioré. On a désormais un produit abouti."

Disponible à l’achat dès demain (mardi 21 avril 2015) via le site Internet, le quatrième numéro de "24h01" sera distribué cette semaine en librairie pour un prix identique : soit 18,50 euros.