Médias/Télé 30 emplois vont disparaître au sein des rédactions du groupe dans le cadre du plan de transformation de l’entreprise.

Les temps sont durs pour RTL en ce moment. Le 14 septembre dernier, l’entreprise a dévoilé son plan de transformation pour faire face aux défis du futur et contrer l’arrivée de la publicité belge sur l’antenne de TF1. Le chiffre de 105 pertes d’emploi avait été annoncé.

Vendredi matin, les rédactions du groupe ont été mises au courant de ce qui les attendait. Le couperet est tombé au terme d’un conseil d’entreprise extraordinaire. Les syndicats ont été informés que ce sont 30 emplois qui sont appelés à disparaître au sein des rédactions qui emploient 170 personnes, environ 120 salariés et quelque 50 pigistes.

Ces 30 pertes d’emploi représentent près de 18 % de l’effectif global des rédactions du groupe. Selon nos sources, les rédactions radio et web seront faiblement impactées par la décision. C’est donc du côté de la télévision que le dégraissage sera le plus important. Entre 25 et 30 % de l’effectif, nous est-il revenu. Et cela concerne aussi bien des journalistes que des caméramen et des techniciens.

À ce stade de la procédure Renault, les postes précis ou les noms des personnes concernées n’ont pas encore été révélés. Direction et syndicats sont toujours dans la première phase des discussions, celle d’intention pour laquelle il n’y a pas de durée imposée. Suivront la phase de négociation (30 jours max.) qui portera sur les conditions sociales du licenciement collectif et ensuite celle où les personnes concernées seront appelées.

En revanche, on a appris vendredi que RTL ne travaillera plus qu’avec une seule équipe télé en région au lieu de deux actuellement. Nos sources ne cachent pas leur inquiétude pour l’avenir. Elles rappellent que les équipes régionales de RTL - il y en a deux par site à Charleroi, Namur et Liège - fournissent quotidiennement 6 sujets par jour pour les deux JT. Un membre du personnel ne cachait pas son désarroi en soulignant que RTL a toujours basé son succès sur la proximité.

Sollicitées, les instances dirigeantes, de RTL n’ont pas souhaité faire de commentaire comme l’impose la procédure Renault. Il nous revient cependant que les 3 sites régionaux du groupe sont maintenus. Et la disparition d’une équipe régionale par centre n’implique pas non plus le licenciement de 50 % du personnel qui les composent. Il pourrait y avoir des rapatriements sur Bruxelles, par exemple.

Certaines informations parues ont aussi fait état de la mise en place d’une stratégie pour utiliser des JRI, autrement des journalistes qui sont aussi et à la fois des caméramen et preneur de son. S’il apparaît que Bruxelles sera bien concernée, ce ne sera manifestement pas le cas pour les autres régions.

La semaine dernière déjà, un premier chiffre concernant les pertes de postes de travail dans le cadre du plan #evolve avait été annoncé. À la régie publicitaire, 15 emplois passeront à la trappe, soit 17 % de l’effectif concerné.

Quarante-cinq des 105 emplois appelés à passer à la trappe proviennent des rédactions et de la régie. Les 60 autres concerneront les deux départements restant de RTL : la production et l’organisation globale de l’entreprise (informatique, etc.).