Médias/Télé

Entretien

Le magazine culturel quotidien "Cinquante degrés Nord" présenté par Eric Russon fête sa centième, ce jeudi soir (diffusé du lundi au vendredi à 20h15 sur Arte Belgique et rediffusé en fin de soirée sur La une). L'équipe a déménagé son plateau pour toute la semaine au Mundaneum de Mons, dans le cadre du Festival international du Film d'amour. Un premier extérieur, ses quartiers étant installés au Flagey à Bruxelles.

Quel bilan tirez-vous de votre travail, depuis la première émission du 25 septembre ?

D'abord, un vrai esprit d'équipe familial qui nous permet d'être plus caustiques les uns vis-à-vis des autres et, du coup, d'imposer un style sans pincettes qui ne brosse pas tout le monde dans le sens du poil.

Pensez-vous atteindre le public que vous visez, et selon quelle formule ?

Nous nous adressons à la fois aux téléspectateurs qui consomment déjà de la culture et aux autres. Pour cela, nous sommes attentifs à équilibrer la programmation, à mélanger des visages à découvrir et l'une ou l'autre "locomotive". Très important aussi : personne n'est exclu. Nous voulons parler de toute la culture, de toute la création en Belgique et de tous ceux qui travaillent dans notre pays. Franck Mickaël et Frédéric François comme Philippe Sireuil.

Pour la première fois depuis le début, vous êtes en extérieur cette semaine. Une formule à répéter ?

Tel est en tout cas notre souhait ! Elle nous permet de faire découvrir d'autres lieux au public et, surtout, d'aller à lui. D'autres "sorties" sont à l'étude. A Namur et à Liège notamment.

Une enquête planche actuellement sur l'effet de votre émission sur la consommation culturelle. Un commentaire ?

Nous ne sommes pas là pour faire vendre !

Avez-vous un regret ?

Nous proposons vingt-cinq sujets par semaine, dont la moitié sont traités complètement à notre façon, avec nos images, etc. Nous aimerions le faire pour tous...