Médias/Télé

Le compte à rebours est lancé et ne s’arrêtera pas avant le 15 avril prochain. Soixante jours chrono pour "mettre en boîte" les six épisodes de la première saison d’"A tort ou à raison", série 100 % belge qui a tant plu à France 3 qu’elle a décidé d’y investir des fonds. Il faut dire que la notoriété des quatre personnages principaux (Marianne Basler, la juge d’instruction; Alexandra Vandernoot, l’avocate; Bernard Yerlès, le policier et Olivier Minne, le chroniqueur judiciaire) est très importante en France.

Un attachement des téléspectateurs qui avait notamment valu à la série de très jolis résultats d’audience : 20 % de part de marché et 317 000 téléspectateurs en septembre 2009 sur la RTBF; 2,9 millions de fidèles et 14 % de PDM en octobre 2009 sur France 3.

Comme l’épisode pilote, "L’affaire Leila", qui traitait de personnes en situation irrégulière, les trois nouveaux dossiers abordés par ce curieux carré d’amis font écho à des faits divers qui ont défrayé la chronique belge. Ainsi de "L’affaire Sainte-Maxime" qui a pour cadre un collège catholique où un professeur est accusé de pédophilie; de "L’affaire Gianni" qui met au jour un trafic d’êtres humains dans la région de Charleroi ou de "L’affaire Maransart" qui verra Yvan (Bernard Yerlès), accusé de meurtre, défendu avec un zèle touchant mais dangereux par ses trois amis.

Chaque affaire est traitée en deux épisodes de 52 minutes, de façon à laisser au téléspectateur le temps de découvrir les liens souvent délicats qui unissent les quatre protagonistes ainsi que les dégâts collatéraux que leurs métiers ne manquent pas de provoquer dans leurs vies privées.

L’idée de départ, développée par l’avocat Marc Uyttendaele, reste inchangée : montrer que l’appareil judiciaire est mû par des acteurs fragiles, humains, faillibles et que leur métier et leur intuition peuvent les amener à prendre fait et cause pour certaines personnes "à tort ou à raison". Les personnages et les intrigues sont développés par Sophie Kovess-Brun et Erwan Augoyard, duo déjà à l’œuvre sur l’épisode pilote.

A la manœuvre et derrière la caméra officie Alain Brunard, réalisateur du remarqué docu-fiction "Pasteur" diffusé par la RTBF. Homme de défis, il a soigneusement préparé chacun de ses plans et décors où il s’agit de mettre en boîte près de dix minutes utiles par jour, soit cinq fois plus qu’au cinéma Afin de tenir l’ultime défi : tout boucler en 60 jours chrono.