Ambiance électrique au service sport de la RTBF

Frédéric Seront Publié le - Mis à jour le

Médias/Télé On pourrait croire après l’été exceptionnel que la RTBF vient de connaître, avec les audiences records des Jeux Olympiques, du Tour de France et de l’Euro de foot, que l’équipe des sports du service public est sur son petit nuage. Pourtant, il n’en est rien, annonce La Dernière Heure. Selon plusieurs sources en interne, c’est même l’inverse. Depuis plusieurs semaines, il règne une ambiance électrique, voire explosive selon certains, au sein de l’équipe des sports du boulevard Reyers.

En cause, la tentative de débauchage, par Belgacom TV, au début de l’été, de Benjamin Deceuninck. La RTBF avait alors répliqué en faisant une contreproposition au journaliste, qui a finalement accepté de rester. Contreproposition à la fois sur l’évolution de sa carrière (notamment la volonté de commenter davantage de matches), mais aussi sur le plan financier. Une situation qui a visiblement ravivé les tensions et suscité des jalousies au sein de l’équipe de Michel Lecomte. “Depuis, il se prend pour une star” , nous affirme l’un des membres de l’équipe. “Dire que l’ambiance est électrique est faible.” Un autre atténue : “Il n’a pas été tant augmenté que ça; son salaire à la base était assez peu élevé par rapport à ce qu’il fait.”

Reste que la situation sera évoquée ce matin lors d’une réunion entre l’équipe et l’administrateur général de la RTBF, alors qu’on imagine que chacun aurait préféré se contenter de sabrer le champagne pour fêter les excellents résultats estivaux. De son côté, le directeur des sports reconnaît le problème, même s’il l’atténue un peu. “On ne peut pas nier qu’on a connu un coup de houle dans une mer bleue, mais parler de situation explosive est exagéré” , confie Michel Lecomte. “La hiérarchie a estimé pour toutes sortes de raisons qu’il fallait conserver Benjamin dans notre équipe, un avis que je partage. Elle a fait ce qu’il fallait pour. Après, il y a beaucoup de fantasmes dans tout ça.”

Mais, fantasmes ou pas, jalousies ou non, la réalité aujourd’hui est celle d’une équipe de moins en moins soudée. “On vit un moment délicat. Ce qui s’est passé est arrivé de façon abrupte et on a dû y répondre rapidement. Maintenant, il va falloir bien refixer les choses, parler, écouter aussi, comprendre au mieux les réactions des uns et des autres. On a toujours bien tenu le cap collectif, même si dans celui-ci chacun doit tenir compte des aspirations individuelles. À moi de concilier tout ça et de faire en sorte qu’on ne perde pas ce sens collectif. La balle est dans mon camp. Elle est aussi dans celui de Benjamin, qui en est bien conscient.”

Michel Lecomte est donc certain que “l’équipe va retrouver sa sérénité” . Et d’ajouter : “Qu’est-ce que ça doit être à RTL où les équipes actuelles doivent composer avec l’arrivée de Marc Delire, Philippe Héreng ou Anne Ruwet. Nous, ce qu’on connaît, c’est périphérique en comparaison. Finalement, Benjamin n’est pas parti, il reste. Et personne d’autre n’arrive…”

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