Audrey Pulvar, la rose à la bouche

Rédaction en ligne Publié le - Mis à jour le

Vidéo
Médias/Télé Depuis les primaires socialistes auxquelles son compagnon, Arnaud Montebourg, a remporté un franc succès, la journaliste Audrey Pulvar est dans l'oeil du cyclone. Elle a donc accordé un long entretien aux "Inrockuptibles" dans lequel elle revient sur ses préférences politiques, sa carrière et sa liaison.

"Je n'autorise personne à dire que je vais voter pour François Hollande!" répond Pulvar à ses détracteurs qui l'accusent de "rouler" pour le Parti socialiste. Si elle s'assume en tant que "femme de gauche", elle refuse de réduire l'idéologie gauchiste au seul Parti socialiste.

"Pour moi la gauche c'est beaucoup plus que le PS", affirme-t-elle.

Alors pour provoquer - ou amuser - elle pose la rose à la bouche à la Une des "Inrocks" ce mercredi. Et sur Twitter elle répond: «L'humour, le clin d'œil, le recul: encore permis?»

C'est qu'Audrey Pulvar a déjà fait des sacrifices pour son conjoint. C'est d'abord son émission politique sur "I Télé" qui a été suspendue à cause de sa relation sentimentale avec le député PS. Aujourd'hui, c'est un député UMP qui demande à France 2, où elle est chroniqueuse pour l'émission de Laurent Ruquier, "On n'est pas couché", de "mettre en congé" la journaliste "durant la période électorale".

Lorsqu'on lui pose la question, la première femme noire à présenter le JT sur une chaîne hertzienne française concède que concilier son métier et sa liaison n'est pas facile. "C'est assez schizophrène, parfois, oui."

Elle pense donc tout naturellement et de plus en plus souvent à arrêter la télévision, confie-t-elle aux "Inrockuptibles" et continuer à la radio "si possible à une heure moins contraignante".

"Mais des choses vont se passer dans les semaines à venir, et elles auront forcément de l’influence sur la suite de ma carrière", dit-elle.

"Pourtant le vrai problème est professionnel", affirment "Les Inrocks" ce mercredi. La façon de travailler d'Audrey Pulvar divise ses collègues. C'est le cas à France Inter où elle anime une émission le matin. Certaines personnes lui reprochent son "journalisme très à gauche" qui "pose problème". "La rédaction a toujours été cataloguée de gauche et s’évertue à rompre avec cette image. Avec Audrey, cela devient compliqué."

Publicité clickBoxBanner